Dossier du journal
Le carnet des chênes remarquables de Tronçais
Par La rédaction de L'Aubier ·
Des arbres qui portent des noms comme des personnages: le Tronçais entretient depuis des décennies le recensement de ses doyens. Voici le carnet du magazine, alimenté à partir des sources publiques.
Une tradition locale bien documentée
Les amis de la forêt de Tronçais, les offices de tourisme du secteur et les publications locales entretiennent depuis longtemps la liste des arbres remarquables du massif. Ce carnet en rassemble les plus cités, avec ce que les sources publiques en disent: circonférence, âge estimé, localisation quand elle est documentée par une parcelle. Les mesures évoluent avec le temps et les campagnes de recensement; les âges sont des estimations. Ce carnet est un point de départ, pas un cadastre.
| Arbre | Ce qu'en disent les sources publiques |
|---|---|
| Chêne la Sentinelle | Réputé le plus gros du massif, recensé en parcelle 138. |
| Chêne Carré | Environ 6,44 m de circonférence et plus de 300 ans selon les recensements publiés. |
| Chêne Saint-Louis | Un des doyens classiques du circuit, proche de la futaie historique. |
| Chêne de la Résistance | Plantation commémorative récente, hommage aux résistants du secteur. |
| Chêne Stebbing | Nommé en hommage à un directeur de l'école forestière, réputé parmi les plus beaux arbres exploitables du massif. |
| Chênes les Jumeaux | Deux fûts jumeaux au coude à coude, curiosité classique du circuit. |
| Chêne de Montaloyer | Aussi appelé chêne de Piperon selon les sources. |
| Chêne Émile Guillaumin | Hommage à l'écrivain paysan du Bourbonnais. |
| Châtaignier de la Bouteille | Un châtaignier aux formes singulières, hors chênaie stricto sensu. |
| Pin sylvestre du Grillon | Un des rares conifères du circuit des arbres remarquables. |
| Pin laricio des Brays | Autre résineux remarquable recensé dans le massif. |
Pourquoi ces arbres portent des noms
Nommer un arbre, c'est décider qu'il compte comme une personne: on le suit, on le mesure, on le montre aux visiteurs, on s'attriste quand il perd une branche majeure. Cette pratique, très ancienne dans les grandes futaies françaises, sert aussi la gestion: un arbre nommé devient un repère de parcelle, un support de mémoire sylvicole, un argument pédagogique. À Tronçais, elle prolonge naturellement l'histoire contée dans notre article sur la futaie de Colbert: une forêt aménagée depuis 1670 engendre des doyens que personne ne veut perdre de vue.
Aller les voir
Plusieurs circuits permettent d'en approcher, à commencer par le chemin des chênes remarquables que nous recommandons aux familles. Les offices de tourisme du Pays de Tronçais diffusent des cartes locales plus précises qu'un magazine national ne saurait l'être, et les mises à jour de l'Office national des forêts précisent parfois les accès. La règle d'or reste celle de notre code du promeneur: on admire depuis le chemin, on ne piétine pas les racines, on ne marque pas les écorces. Ces arbres ont traversé les siècles; ils traverseront le reste à cette condition.